Chapitre 7 / L'écho des rires



Avant de s'en aller, un écho la fit trembler d'émoi... était-ce bien ce qu'elle croyait ? Les mains sur le visage, un sourire s'étira sur ses lèvres... Qui aurait pu croire que les ascendants viendraient ? Puis, la main sur le cœur, elle secoua la tête comme si elle n'en croyait toujours pas... Merlin et Arthur n'étaient pas seuls... Cassie repartit donc au royaume d'Albion pour y retrouver son fils qui s'inquiétait :

— Je crois que tout ira bien, lui dit-elle en lui caressant la joue, allons-nous occuper de Nimueh.

... ... ...

Le temps avait-il de l'importance ? La vie en avait-elle encore ? Arthur se sentait lentement chuter comme si les secondes devenaient une éternelle minute... comme si la falaise avait subitement pris encore plus de hauteur... Immobile, figé entre l'espace et le temps, il osa ouvrir les yeux. Deux éclats de rire distincts résonnaient à ses côtés. Des anges ? Etait-il donc au paradis ?

'' Oooh,... murmura le brun qui se penchait sur son visage, regarde comme il te ressemble,... s'émerveilla l'un des deux.

Arthur aurait voulu le toucher tant il ressemblait vraiment à Merlin mais, seuls les yeux étaient de couleurs différentes, ceux qui lui faisaient face étaient gris... GRIS ! Le cœur palpitant à cette découverte, il dévisagea aussi le second qui enlaçait le premier.

— C'est vrai,... confirma le blond en souriant, il me ressemble...

Etait-ce les amants éternels dont lui avait parlé Merlin ?

— Ne dis rien, commença le brun,... tu es là parce que tu demandes à ce que Merlin te pardonne...

— Tu sais, continua le blond,... Pendragon tu es, Pendragon tu seras toujours,... mais, quand il s'agit d'amour, il faut croire que nous ne sommes pas les plus forts...

— Qu'est-ce que tu entends par là ? coupa le brun en éclatant de rire...

— Je veux dire par là, répondit le blond le sourire aux lèvres tout en contemplant son bien-aimé,... que malgré tous les obstacles que nous avons vécus, j'ai appris en croisant un jour tes yeux aux couleurs de galet que tu avais capturé mon cœur,... dit-il en posant une main sur la joue du jeune brun,... et tu as su faire ressortir le meilleur de moi-même...

Arthur flottait au milieu d'un nuage opalin. En les contemplant, il n'avait plus aucun doute sur leur identité. Un Emrys et un Pendragon... se trouvaient juste devant lui et, la poitrine comprimée, il se disait qu'il avait été stupide car, dans leur regard, il y avait beaucoup d'amour... mais, lui, en avait-il le droit ? Comment pouvait-il oser poser une telle requête quand, ces deux âmes vivaient éternellement sans avoir eu la chance de vivre une vie comme tous les hommes ? Comment pouvait-il leur imposer cela ?

— Mais,... reprit le Pendragon en le fixant maintenant droit dans les yeux,... je crois que Merlin t'a si longtemps aimé qu'il ne sait plus ce que aimer signifie,... tu as si mal agi qu'il ne croit plus en aucun de tes mots...

Des larmes de regrets semblèrent vouloir sortir de ses yeux et, en hochant de la tête pour dire qu'il était navré de tout ce malentendu, il écouta enfin le jeune Emrys lui dire :

— Ton vœu d'être pardonné, reprit son ancêtre tout en secouant la tête, ... nous ne pouvons pas le réaliser parce que cela ne peut venir que de son cœur... mais, reprit-il rapidement en lui souriant de tendresse,... si, Merlin vient te chercher et, qu'il t'avoue son amour alors, tu sauras s'il te pardonne...

— La seule chose que nous pouvons t'offrir est une réception des plus douces,... lui dit le Pendragon,... bonne chance... jeune homme...

Peu importait ce qui l'attendait, il avait foi en leurs sentiments mutuels. Il les avait lu dans les yeux du jeune Prince. Ce fut ainsi qu'Arthur accepta.''

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Le temps parut reprendre le fil de la vie et, dans un léger flop comparable à un simple plongeon, son corps venait lentement de tomber. Le regard ouvert au ciel, il flotta en priant que celui dont son cœur aimait arrive... Le temps défila et, le corps transi de froid, il résista pour ne pas retourner sur le bord du lac. Et, c'est ainsi que le cœur battant, le cri déchiré de Merlin lui brisa le cœur. En entendant le bruit du plongeon de ce dernier, il ferma les yeux. Les mains du jeune Emrys le tirèrent sur la rive puis, lorsqu'il sentit Merlin se poser sur lui, il attendit... les mots qui lui indiqueraient qu'il n'avait pas tort...

Les mains chaudes du jeune Emrys lui encadrèrent le visage et, la poitrine serrée par le hurlement de colère, il sentit les coups sur son torse en l'entendant lui tonner entre ses pleurs :

— Tu n'as pas le droit ! Tu... tu dois rester avec moi ! Je t'aime... je t'aime...

Le cœur battant à tout rompre, Merlin regrettait tellement ses mots... la gorge nouée, il s'immobilisa lorsque deux orbes bleus et brillants le fixèrent intensément mais, le sourire trop serein affiché sur le visage d'Arthur parut soudainement le narguer. Un rictus de peine au bord des lèvres, il bégaya :

— Tu... t'es joué... de moi ! Je... te déteste !

Merlin se trouva rapidement coincé sous le poids du jeune Pendragon et, le souffle coupé en gardant le regard grand ouvert, ses mains se posèrent instinctivement sur les épaules d'Arthur. Puis, le cœur affolé, pour la première de fois de sa vie, il découvrit la profondeur des yeux bleus de ce dernier. Brillant avec une pointe d'étincelle qui semblait danser au milieu d'un lac... Figé l'un en face de l'autre, Merlin ne voulait pas que cet instant soit brisé. La gorge encore nouée, le regard soudainement humide du jeune Pendragon sembla le toucher et, encore plus lorsque de sa bouche, il entendit :

— Je t'aime Merlin...

Le jeune Emrys, pour toute réponse, détourna la tête en dessinant un rictus de déception aux coins des lèvres.

— Arrêtes ! cingla-t-il en retenant ses larmes,... regarde-moi ! Je ne suis pas une fille ! reprit-il nerveusement en le fixant droit dans les yeux.

— Pardon,... souffla le jeune Pendragon qui ne comprenait pas son entêtement puis, en s'emportant contre son obstination, il ajouta avec force,... pourquoi ne me croies-tu pas ! ? Pourquoi continues-tu à penser que tout ce je fais ou que j'essaie de te dire n'est que mensonge ? ! Merlin ! finit-il par hurler de désespoir.

Arthur regardait les lèvres du jeune prince qui se pincèrent pendant qu'il fermait aussi ses paupières. Le cœur palpitant, il écouta d'une voix vibrante d'émotion ce dernier :

— J'ai vu... mon avenir... avec toi et...

Le regarder se torturer était si bouleversant qu'Arthur posa ses mains sur les épaules de Merlin :

— Et ? intima donc le jeune Pendragon.

— Tu... poursuivit tristement le plus jeune,... on se mariait,... j'étais heureux mais,... dit-il en laissant couler ses larmes de tristesse tout en se mordant rageusement les lèvres,... tu m'as abandonné dans la chambre voisine et,... tu bati... folais avec des servantes...

L'éclat de sanglot qui suivit sembla propager des frissons de terreurs dans le corps d'Arthur. Où avait-il pu apprendre cela ? Jamais, il ne ferait une chose pareille ! Jamais, il ne le laisserait seul ! Non ! Il devait lui montrer,... lui faire comprendre que tout ce qu'il avait vu n'était qu'un simple mensonge, surement destiné, à le tromper. Il s'allongea de tout son corps sur celui de Merlin et, en intercalant leurs jambes, il lui caressa lentement le visage puis, il se pencha à son oreille pour lui murmurer :

— Je ne sais pas qui a osé te faire croire cela mais,... dit-il en posant sa main sur une joue avant de poser ses lèvres contre les siennes,... moi, je sais une chose,... insista-t-il en glissant sa main sous le haut du jeune prince qui tressaillit à ce geste,... j'ai envie de te découvrir,... dit en déplaçant lentement ses lèvres sur le menton tout en l'effleurant de sa langue,... si les mots ne te suffisent plus,... continua-t-il en descendant jusqu'à son cou,... alors, je te prouverais combien j'ai envie de toi,... poursuivit-il en lui baisant tendrement la peau,... combien je t'aime... 

Les paupières closes, Merlin voulait lui donner cette chance... parce que, comme le lui avait dit Bohort, ne serait-il pas plus malheureux en choisissant un autre qu'Arthur ? Les baisers du jeune Pendragon pouvaient-ils lui dire que tout ce que Nimueh lui avait montré était-il faux ?

Non, il ne le savait plus lequel des deux croire mais, son cœur était totalement sous l'emprise d'Arthur... il l'aimait depuis si longtemps qu'il ne pouvait plus vivre sans sa présence...

Alors, peu importait la douleurs,... peu importait la souffrance que cela engendrerait,... peu importait qui il devait croire car, son amour était seulement destiné au jeune prince de Camelot et, à deux doigts de le perdre,... il préférait avoir eu le droit d'avoir pu gouter à ses lèvres... le droit de sentir ses mains contre sa peau,... juste le droit de se dire qu'il était peut-être aimé... L'illusion avait-elle une place ? Mais, ne deviendrait-elle pas une réalité si, Arthur lui montrait réellement qu'il l'aimait ? Le cœur palpitant, il souhaitait que cela soit vrai...

En l'écoutant, il tira sur le haut de ce dernier et lèvres contre lèvres, il ferma ses yeux. L'une contre l'autre, elles étaient douces et merveilleuses... humides et gourmandes, elles ouvrirent lentement le passage aux langues. Merlin sentit la caresse de celle d'Arthur et, leurs dernières larmes s'évanouirent au gré de ce baiser qui parut les soulager de toute tension.

C'était un moment purement magique... un moment de sérénité. Ils gémirent en continuant à enrouler tendrement leurs langues entre elles... une rencontre que tous les deux apprécièrent avec beaucoup de passion et de dégustation...

Arthur ne voulait plus s'arrêter... il avait envie de bien plus mais, ce n'était ni le moment et ni l'endroit. Comment n'avait-il pas vu que son corps le désirait ? Comment n'avait-il pas su que son cœur était piégé par celui de Merlin ? Peu importait,... maintenant, il le savait, il l'aimait et, dorénavant, il le lui prouverait par des gestes,... des mots,... des sourires... Comme dans un étrange rêve, ils s'écartèrent lorsque des éclats de rire se firent entendre à leurs côtés. Merlin qui se redressa à l'aide de ses avant-bras, fixa Arthur qui en penchant sa tête sur le côté lui avoua :

— Hum,... je crois qu'ils m'ont bien guidé...

Merlin éclata subitement de rire en apercevant une moue amusée sur le visage de son prince. Les amants l'avaient-ils vraiment soutenu ? se demandait le jeune Emrys dont les yeux restaient brillants. Arthur, le cœur ravivé par cet éclat, se pencha à nouveau sur ses lèvres en lui murmurant :

— Je ne me lasserai plus de t'embrasser, maintenant que j'ai gouté à tes lèvres...

Merlin rougit en s'arrêtant de rire puis, en l'embrassant fiévreusement, il remercia intérieurement ces amants d'avoir aidé son prince... car, la chute,... il en était certain, était mortel... Lorsqu'Arthur se releva pour qu'ils rentrent au château d'Albion, le jeune Emrys se jeta à son cou en lui soufflant :

— Pardon,... j'ai mal agi,...

— Non, répondit le jeune Pendragon en laissant glisser une main sur la nuque de Merlin,... je crois que tout cela n'était qu'un malentendu et,... dit-il en approchant ses lèvres de son jeune amant,... je te laisserais le temps qu'il te faudra pour que tu comprennes que je t'aime,... dit-il en l'embrassant passionnément,... parce que l'important est que nous nous sommes retrouvés... finit-il par dire en l'enlaçant tendrement dans ses bras...

... ... ...

Lorsqu'ils arrivèrent devant le roi d'Albion, Merlin s'attendait seulement à ce que le prince de Camelot demande à réévaluer leur union et, ce fut un Arthur déterminé qui expliqua :

— Sire, commença-t-il en s'apercevant que Balinor passait un regard interrogateur sur les deux jeunes princes,... je vous demanderais de bien me laisser courtiser votre fils...

Le cœur manquant un battement de surprise, le jeune Emrys s'empourpra à ses mots : courtiser ? Après l'approbation du père, ils partirent en saluant les fiancés qui leur sourire à leur future union. Quant à Bohort, il l'étreignit tendrement sous le regard noir d'Arthur. Le dernier Lefay, Tristan, à peine âgé de trois ans, vint même se jeter au cou du jeune Emrys en le câlinant de toutes ses petites forces. Arthur, transi de jalousie, saisit rapidement la main de son compagnon une fois les embrassades finies. Il ne voulait plus qu'une autre personne ne touche à son prince.

Dans la carriole qui les ramenait au royaume de Camelot, Merlin redevenait le jeune homme intimidé au premier jour. Il se sentait si soudainement bien, qu'il croyait encore rêver et, en sentant deux bras forts l'enlacer, son dos contre le torse du plus grand, il entendit Arthur lui murmurer :

— Je ne veux plus perdre un seul instant d'être avec toi,... dit-il en déposant un baiser sur la nuque du jeune Emrys.

Arthur resserra son étreinte en le forçant à le fixer :

— J'ai mis du temps pour comprendre et,... dit-il en plongeant dans l'océan qui le regardait, il ajouta,... tu m'as manqué...

En réceptionnant un baiser langoureux et passionné, Merlin n'avait aucun doute... Arthur l'aimait. Durant tout le trajet, ils se dévorèrent du regard tout en s'embrassant amoureusement. Parfois, les mains du jeune Pendragon s'ancraient lentement sur le haut du plus jeune prince. La joie dans l'âme, Merlin avait encore cette petite peur de ne pas lui suffire. Contrairement à Arthur qui avait dû déjà toucher le corps d'une femme, le jeune Emrys se sentait soudainement novice.

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Au même moment, Gauvain était revenu en galopant par ordre de Cassie et, le regard déterminé, il croisa Léon qui tentait fortement de le retenir. Dans la salle du trône, Nimueh était là, prête à défier le roi. Persuadée de la mort du prince, celle-ci lui intimait d'attaquer le royaume d'Albion. Or, devant le regard incompréhensif du roi, elle commença à douter... Arthur était-il encore en vie ? Comment cela pouvait-être possible ? Elle l'avait entendu son dernier souffle ! Elle avait vu sa chute !

De rage, en entendant Uther hurler de l'attraper en comprenant qu'elle agissait contre son royaume. Mais, trop rapide, elle s'éclipsa en laissant échapper un ricanement des plus effroyables.

— Léon ! ordonna le roi, je veux que tu prennes les meilleurs chevaliers et que vous me l'amenez ici !

— Bien, votre majesté...

Gauvain, les mains en forme de poings, suivit son compagnon qui ne daignait pas le regarder. D'une poigne, il l'emmena dans une alcôve et, la colère ancrée au fond de ses yeux, il lui tonna : 

— Elle a essayé de tuer ton prince ! et,... toi, qui savais depuis le début que nous la traquions ! tu n'aurais pas pu me prévenir ! Pour au moins que je place les pierres !

Léon le toisa durement et, en le plaquant contre le mur, il répondit calmement :

— D'une, mon cher,... je ne savais pas qu'elle venait et, de deux, je n'aurais pas pu te prévenir à temps,... dit-il en posant une main sur la hanche de son interlocuteur,... alors, quoi qui se passe, nous allons la retrouver... continua-t-il en caressant la joue du jeune chevalier dont le souffle se saccadait,... d'accord...

Gauvain détestait lorsqu'il employait sa voix mielleuse et, avant de lui répondre,... une habitude qu'il prit avec son amant, Léon l'embrassa fougueusement tout en laissant ses mains se perdre sous le haut du plus jeune. Ce dernier aurait bien continué leur jeu de langues mais, leurs princes respectifs n'allaient pas tarder à arriver au château et, pour leur sécurité, il devait accompagner les chevaliers de Camelot pour la pourchasser.

... ... ...

Léon fut le premier ravi de voir les deux princes arrivés main dans la main. Arthur avait un sourire qui en disait bien long sur ses sentiments tandis que Merlin était encore deux fois plus rouge en croisant tous les regards qui se posaient sur lui. Une fois seuls dans la chambre d'Arthur, l'un en face de l'autre, une tension lourde et remplie d'incertitude sembla prendre place. Merlin qui ne désirait pas le perdre commença à déboutonner son haut de ses mains extrêmement tremblantes.

— Que fais-tu ? s'inquiéta le jeune Pendragon en saisissant les poignets du plus jeune...

— Je,... bredouilla-t-il en baissant son regard au sol...

— Hé ! souffla Arthur en lui relevant le visage,... je ne te forcerais en rien Merlin,...

— Mais,... je sais que tu,...

— Non, pas comme ça... lui murmura-t-il en déposant un baiser sur ses lèvres,... bien sûr que j'ai envie de toi mais, je veux que tu te sentes prêt...

Le jeune Pendragon s'apercevait encore de la fragilité de ses sentiments à travers ses yeux et, troublé, il prit sur lui de pas se laisser tenter en le blottissant tout contre lui.

— Je ne veux pas que tu regardes les servantes, lui avoua piteusement Merlin en le poignardant de ses mots.

— Merlin,... qui t'a fait croire que je serais si...

— Ta tante, lui révéla le plus jeune puis en reculant d'un pas, il ajouta,... et, je suis un garçon,... dit-il encore en désespérant son interlocuteur qui regrettait amèrement ses mots.

Le corps tremblant, Arthur n'acceptait pas ce que cette dernière avait pu lui faire croire. Décidé, il déposa ses lèvres contre celles de Merlin et, en gémissant de plaisir, il glissa ses mains sous le haut de Merlin. La peau chaude et frémissante de ce dernier était réceptive à son contact. Doucement, il le plaqua contre un mur et, en collant son corps contre celui du plus jeune, il continua à parsemer des baisers humides le cou qui se présentait devant ses yeux en lui murmurant :

— Ai-je l'air indiffèrent ? Ai-je l'air d'être dégouté,... finit-il par dire en le fixant droit dans les yeux.

Merlin, le souffle court par ce long baiser, décela dans le regard du prince une étincelle vibrante d'émotion. Il sentait leurs entrejambes réagir à ce simple geste et, encore effrayé, il lui demanda :

— Tu patienteras ?

La tension retombée et, surtout rassuré que Merlin ne quitte pas son royaume, Arthur l'embrassa :

— Il n'y a que toi que je désire...

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Pour cette première nuit, Arthur proposa sa chambre à Merlin tandis qu'il prendrait la pièce voisine. Chacun ne se doutait pas qu'ils avaient du mal à trouver le sommeil. Le jeune Pendragon repensait encore à ces deux orbes bleus... et, le cœur apaisé, celui qu'il se refusait d'aimer était juste à côté puis, heureux de sa présence, il s'endormit en entendant l'écho des rires de ses anciens résonner à ses oreilles...

Quant à Merlin, le sourire affiché sur ses lèvres, s'emmitoufla dans les draps de son prince... Les paupières closes, il revoyait encore le regard de ce dernier penché sur lui et, en tremblant de ses sentiments, il enfonça sa tête dans l'oreiller... Il espérait beaucoup de cette réconciliation... Il soupira en se disant que demain était un autre jour et, qu'aujourd'hui, son cœur en avait assez vu pour savoir qu'Arthur l'aimait.

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Le lendemain matin, le jeune Pendragon invita Merlin à marcher avec lui dans la Ville Basse. Heureux, ce dernier accepta. Leur journée fut bien remplie. Les jeunes filles se ruèrent pour les regarder avec des yeux pétillants. D'autres, les félicités timidement... Arthur était attentionné et, par-dessus tout, il dévorait Merlin de ses regards amoureux. Le jeune Emrys se sentait vraiment important à ses yeux. Ils ne se lâchaient plus des mains et, peu importait où ils se trouvaient, le jeune héritier de Camelot voulait montrer à son peuple qu'il était épris alors, sous des paires de regards attendris, Arthur enlaçait tendrement son futur époux dont le visage empourpré l'amusait.

Pour Merlin, il vivait ce qu'il avait toujours rêvé et, attendu. Il en aurait pleuré de joie tant son prince ne voyait que par lui. Les conversations n'étaient faites que de sujets pour mieux connaitre Merlin. Arthur voulait tout savoir de lui et, le cœur chaviré, le plus jeune lui parla donc de sa jeunesse avec son frère. Il parlait sans s'arrêter et, au grand bonheur de son interlocuteur, ce dernier aimait de plus en plus son timbre de voix... un timbre angélique et mélodieux qu'il aimerait aussi faire hurler de plaisir jusqu'à épuisement, se disait-il en rougissant violemment lorsque Merlin se tut en le dévisageant.

Comme si ce dernier avait compris le sous-entendu, il détourna le regard pétillant en bredouillant des mots incompréhensifs tout en sentant ses joues rosir. Les bras d'Arthur l'enlacèrent dans une longue étreinte où plus personne ne comptait :

— Je t'aime mon petit cœur... marmonna l'ainé.

— Hum,... moi aussi, bafouilla-t-il en sentant son cœur s'affoler encore plus qu'à l'habituel.

Tout semblait aller bien lorsque Léon arriva d'un air sérieux et, prit le jeune prince en aparté pour l'informer qu'aucun des deux ne devait quitter le château à cause de sa tante. Il lui expliqua brièvement, maintenant qu'ils étaient enfin ensemble, ce qu'elle avait fait.

Arthur reprit la main de Merlin et, en pénétrant dans sa chambre, il sentait le regard pesant de son jeune prince. En le blottissant tout contre lui, à son tour, il lui raconta ce que Nimueh avait fait... ainsi que de la servante. Merlin, le regard soudainement noir, s'écarta vivement d'Arthur. Il ne comprenait pas... il ne saisissait pas la raison de cet acharnement sur eux...

— Merlin,... tenta de calmer le jeune Pendragon,... nos chevaliers sont déjà à sa recherche...

— Mais,... coupa le plus jeune,... j'ai failli te perdre à cause d'elle !

Arthur aimait beaucoup son caractère. Derrière son visage bien gentillet et fragile, se cachait un dragon prêt à enflammer tout un lieu... pour y avoir savouré, le prince de Camelot ne doutait pas de ses capacités mais, à cet instant, il le voulait en sécurité avec lui.

— Je te veux avec moi,... bredouilla-t-il en se souvenant qu'ils dormaient séparément pour laisser à Merlin le choix d'aller à son rythme dans leurs relations qui restaient malgré tout encore fragiles,... enfin,... tu sais,... toi dans mon lit,... et, moi...

Il se tut lorsqu'il sentit les lèvres de Merlin contre les siennes. Arthur le remerciait mentalement tant il sentait le rouge lui monter aux joues... Le jeune Emrys accepta de laisser les chevaliers s'occuper d'elle. Après tout ce qu'il avait vécu,... il pouvait être soulagé de connaitre les sentiments véritables de son futur époux.

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Cette nuit-là, ils s'endormirent paisiblement.

Ce ne fut qu'au milieu de la nuit qu'Arthur, le cœur palpitant d'angoisse aperçut une lumière étrange se diffuser sous le pas de la porte communicante. Très vite, il se leva pour l'ouvrir et, en distinguant Nimueh qui surélevait le corps de Merlin, elle était en train de finir un sort lorsque le jeune Pendragon arriva à sa hauteur mais, elle s'évanouit dans les airs en ricanant :

— Toi, Arthur, es-tu certain de ton amour pour lui ? Es-tu certain du sien !

Un rire des plus froids suivit ces paroles qui le plantèrent subitement sur place. Qu'avait-elle encore fait ? Le corps chancelant, il monta sur le lit et, la chair de poule recouvrant sa peau comme un vent d'hiver, il tomba sur le regard sombre et remplis d'éclairs du jeune Emrys. Pris par surprise, Merlin se jeta sur lui et, d'une intonation que ce dernier avait déjà durement employée, il l'écouta lui hurler :

— Que vous ai-je donc fait pour que je subisse encore et encore vos mots ! Mensonges ! Et, moi, comme un imbécile, je vous ai cru !

— Merlin ! tonna le jeune Pendragon dont le cœur se déchira à cette vision.

— Non, sire !

— Que t'a-t-elle fait ! tenta Arthur en l'empoignant pour se retrouver au-dessus de lui.

Le visage déformé de Merlin par une colère, le jeune Pendragon craignait le pire...

— Vous avez seulement changé de chambre ! Et alors ! Pensez-vous donc que j'étais devenu naïf !

— Regarde-moi ! s'écria Arthur jusqu'à ce que Merlin daigne bien lui faire face.

Le souffle court, ils s'aimaient, Arthur en était persuadé et, le cœur battant, il s'allongea sur le corps de Merlin tout en emprisonnant ses jambes.

Ce dernier ne savait plus ce qui était réel ou pas. Nimueh venait de lui montrer ce qu'Arthur envisagerait...

Mariés, ils étaient... mais, dans cet autre univers, Arthur qui devint Roi, l'enferma au cachot pour avoir été dupé par l'arrangement des deux royaumes. Il hurlait en haut d'une terrasse où tout le peuple se rassemblait au pied du château que Merlin n'avait rien d'un amant,... rien qui pouvait le satisfaire,... qu'il voulait annuler leur union pour voler la femme de son jeune frère.

— Je t'aime,... murmura Arthur en déposant un baiser sur le cou,... tu le sais Merlin,... espéra-t-il en le fixant droit dans les yeux.

Le jeune Emrys essayait de toutes ses forces de croire en son futur époux mais, si chacune des visions que Nimueh lui avait montrées n'était qu'un leurre, alors, pourquoi n'était-il pas rassuré ? Pourquoi n'arrivait-il pas à lui faire confiance ? Les larmes dévalant des coins des yeux, Merlin ne supportait plus ces images et, la gorge sèche, il brailla en hoquetant :

— Pourquoi je... n'y arrive pas ! Je ne sais... plus vers qui me... tourner ! dit-il en posant ses mains sur ses oreilles,... Est-ce toi, qui me mens ? Est-ce, elle ? Je ne... sais plus !

— Non ! répondit Arthur qui écarta ses mains.

— Je veux te... croire ! Je veux... mais, je ne... sais plus... dit-il en détournant ses yeux sur le côté. 

Le jeune Pendragon ne comprenait pas la raison des agissements de sa tante... mais, Merlin ne méritait pas tout cela... Alors, si les paroles et les promesses ne servaient à rien, il lui tonna de le fixer. Bleu contre bleu, la profondeur des yeux du jeune Emrys était telle que jamais, il ne se lasserait de les regarder. Il se colla encore plus à son jeune prince et, avec une infinie tendresse, il lui murmura à l'oreille :

— Je ne suis pas doué pour déclarer ce que je ressens... commença-t-il en voyant que Merlin s'arrêtait de pleurer,... je veux te montrer à quel point je tiens à toi,... continua-t-il en lui effleurant une joue,... je veux te voir sourire à mes caresses,... poursuivit-il en glissant sa main sous le haut,... je veux t'entendre....

Arthur le fit rouler sur son côté et, le cœur palpitant, il l'embrassa tendrement. Les yeux fermés, Merlin lui rendit le baiser. Leurs langues continuaient à s'enrouler amoureusement l'une contre l'autre pendant que les mains du jeune Pendragon déboutonnaient la chemise du plus jeune. Merlin sentait la chaleur de son futur époux lui caresser le torse,... lentement, son souffle se saccada... puis, lorsqu'Arthur se mit sur lui, il ouvrit son regard pour tomber sur des yeux qui scintillaient d'envie... Cette envie venait-il de sa personne ? se demandait Merlin... Etait-ce bien lui qui le mettait dans cet état ? Des papillons dansèrent au bas de son ventre et tels des courants électriques, il en fut parcouru de toute part.

— Je t'aime mon prince, lui chuchota Arthur en pliant ses bras pour l'embrasser à nouveau...

Ce dernier se releva en enlevant son haut et, la peur que le plus jeune ne prenne la fuite, il lui saisit les mains pour qu'il les pose sur sa poitrine. Merlin, le corps en ébullition, toucha la peau de son ainé et, en le sentant appuyer de son bassin, leurs entrejambes réagirent à ce mouvement qui les fit gémir en se pinçant les lèvres.

— C'est toi qui me donnes envie... c'est de toi que mon cœur s'est épris... lui souffla le jeune Pendragon avant de l'embrasser...

Les paupières closes, Merlin pouvait sentir l'amour de ce dernier,... chaque caresse était empreinte de douceur,... chaque baiser était doux et gourmand,... alors, condamné à n'aimer qu'Arthur, il ouvrit son regard pour attirer le corps chaud de son amant tout contre lui. Leurs jambes s'entremêlèrent comme si aucun des deux ne désirait plus se séparer. Le jeune Emrys en voulait plus et, les mains qui trouvaient instinctivement le chemin à prendre, un sourire s'étira sur ses lèvres lorsqu'il les passa sous le pantalon pour empoigner les fesses d'Arthur.

— Hum,... j'apprécie quand tu prends l'initiative mon cœur... souffla ce dernier en le voyant lui sourire.

Merlin aimait l'entendre... Les gestes de son ainé n'avaient rien de froid ou de brusque.... Non, il était juste tendre... Il gémit lorsqu'Arthur releva son buste pour mieux ressentir leurs virilités et, en le poussant sur le côté, Merlin ôta son bas pendant que le jeune Pendragon, la respiration courte fit de même. Il n'y avait aucune lueur de colère ou de haine dans leurs yeux,... juste d'envie et de convoitise... Leurs températures corporelles augmentèrent significativement...

Arthur l'allongea à plat ventre et, appuyé sur son épaule gauche, il s'attaqua immédiatement à lui baiser la nuque tandis que sa main droite, avide de sensations, caressait la peau frémissante de son jeune prince. Comme le plus précieux des cadeaux, il lui effleura la jambe la plus loin de lui pour l'écarter un peu. Les yeux fermés, il se délectait de chaque parcelle de peau qui s'offrait à lui et, tremblant de toutes ses nouvelles sensations, sa main droite continuait sa route pour remonter le long du dos de son jeune amant avant de s'ancrer sur la hanche.

Merlin hélait des sons de satisfactions... il savourait la volupté des caresses... Arthur semblait être partout... il dégageait une telle aura de bienfaisance que, le souffle court, il gémit à chacun de ses baisers où, parfois il lui mordillait la peau... Il laissa un gémissement plus rauque franchir de sa gorge lorsque son ainé glissa sa main pour empoigner son membre durci. Merlin frémissait sous le corps de son ainé.

— Tu vois,... tu me fais autant d'effets,... j'aime ton corps,... murmura le jeune Pendragon en collant son bassin aux fesses de Merlin

Ce dernier qui bougeait au rythme des ondulations d'Arthur lui répondit en se retournant entièrement sur son amant par des sons incompréhensifs... des sons perdus au milieu de leurs baisers... Il fondait littéralement sous les lèvres ravageuses qui parcouraient avec insistance son cou. A cet instant leurs regards s'accrochèrent... brillants et remplis de désirs... Merlin l'obligea à l'embrasser... il voulait sentir leurs langues danser entre elles... il voulait sentir leurs corps en harmonie... il en voulait encore plus...

— Arthur,... souffla-t-il à l'oreille de ce dernier,... je veux... plus que ça...

La voix brisée par la situation, elle était suppliante et sensuelle... elle rendait le jeune Pendragon encore plus dur et excité... Merlin écarta les jambes pour laisser son ainé le préparer pendant qu'il goutait au cou de ce dernier. Les mains chaudes contre le torse musclé d'Arthur, il était déjà en transe... déjà loin de la réalité... il était juste au paradis... Merlin se cambra en sentant les doigts d'Arthur s'insinuer en lui... Il devenait fou... la respiration énormément saccadée, il finit par mordiller gentiment la lèvre supérieur de son ainé qui gémit en faisant de même avec la lèvre inférieure de Merlin. Une tension érotique planait autour des deux corps... une tension qui précède l'union de deux êtres... une tension qui avait besoin d'être assouvi...

— Prends-moi... supplia Merlin qui n'en pouvait plus...

Arthur, le souffle coupé par la vision de son amant, l'embrassa fiévreusement en le pénétrant. Ils gémirent ensemble... L'ainé captura la langue de Merlin pour la câliner tendrement en le forçant à se concentrer sur son visage que sur la douleur... Le jeune Emrys le regarda un instant pendant qu'Arthur se redressait au-dessus de lui. Les rayons du soleil qui commençait à se lever rendaient le prince de Camelot encore plus beau...

Merlin s'apercevait de la douceur de son amant tout comme il était certain de son amour... Il héla des sons d'appréciation en sentant une poigne lui saisir à nouveau son sexe... les mouvements de va-et-vient était un supplice... les bras étendus de chaque côté, en signe de total perdition, il respirait difficilement entre ses souffles bruyants... Des papillons semblèrent vouloir sortir irrémédiablement de son bas-ventre et, en se mordant la lèvre pour éviter de hurler, il attira Arthur pour l'embrasser... Ce dernier qui sentait affreusement leurs corps brulants de désirs donna un premier coup de reins... comme une très longue attente, ils râlèrent de plaisirs en se baisant mutuellement la peau de leur visage rougis...

Arthur augmenta la cadence et, en écoutant les râles de plaisirs de Merlin, il se laissa emporter par le rythme de ce dernier... les mains du plus jeune ancrées sur ses hanches, il se sentait complet,... heureux... Le jeune Pendragon entremêla rapidement leurs doigts de chacune de leurs mains et planta son regard perçant dans celui de son amant. Ce dernier frissonna à cet échange énigmatique... une dose d'amour et de possessivité... Ils s'appartenaient l'un à l'autre...

Merlin ne pouvait plus le nier, il aimait cette sensation électrisante qui parcourait son bas-ventre, ces frissons à l'opposé de sa propre chaleur, ses mains qui emprisonnaient la peau tant chérie... Au bord du supplice, il sentit quelque chose de prêt à rompre. Ses membres tremblotèrent au gré de sa respiration qui se saccada encore plus puis, les mouvements du plus âgé l'emportèrent inexorablement au paradis...

Merlin finit par hurler de plaisir en se cambrant lorsqu'une chaleur le surprit au bas de ses reins...

C'est l'explosion ! Il fut pleinement achevé par ce déchirement extatique. Arthur qui le suivit à son tour, le souffle coupé par l'orgasme, tangua vers l'avant et s'affala sur le corps de son amant. Tous les deux, sombrant dans une certaine plénitude, ressentaient encore cette déferlante jouissance dans leurs veines. Ce n'était que la finalité de leur union : deux corps en parfaite harmonie... La pièce sembla être embaumée d'un nuage apaisant...

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Quelques minutes plus tard, Arthur reprit lentement le contrôle de sa respiration, tout comme Merlin, et en roulant sur le côté, il se blottit contre le torse en sueur de son jeune amant. Le sourire aux lèvres, Arthur lui souffla :

— La fin de notre histoire serait,... dit-il en se redressant pour le fixer d'un regard étincelant, veux-tu m'épouser ?

Merlin ne savait pas qu'une demande en mariage pouvait rendre le visage tant aimé aussi rouge qu'une tomate... puis, en apercevant la moue des lèvres en forme de cœur de son ainé, il étouffa son éclat de rire en posant une main en hochant seulement de la tête... parce qu'il était heureux...

— Je crois que je n'ai pas compris ta réponse, mon cœur... insista Arthur en se collant encore plus à son jeune prince.

— Oui ! hurla Merlin qui s'abandonna aux délices des baisers de son prince charmant.

L'un en face de l'autre, ils se contemplèrent le temps de se perdre quelques secondes dans le regard de l'autre. Encore cette étrange seconde où durant cette éternité, Merlin savait qu'il serait toujours avec lui.

— Peu importe ce que Nimueh t'a montré,... lui murmura Arthur,... moi, je sais que je ne te ferais jamais de mal.

Le plus jeune en avait la certitude... L'amour était bien plus puissant que tous les sorts... Arthur lui avait donné des ailes... Emmitouflés dans leurs draps, ils s'enlacèrent tendrement... pour s'endormir paisiblement repu de toute cette agitation qui... les avait finalement revigorés... mais, surtout renforcé leur amour.

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Pendant ce temps, les chevaliers de Camelot réussirent à trouver la maisonnette de la sorcière. Les pierres de Cassie avaient été soigneusement disposé alors quand, enfin Nimueh apparut chez elle, cette dernière hurla de douleurs : ses pouvoirs se glissèrent hors de son corps pour se retrouver enfermé dans ces tourmalines noires polies...

Gauvain fut le premier à sourire de l'idée de sa mère. Maintenant, cette sorcière allait devoir répondre de ses actes...

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A midi, le jeune couple n'était pas encore sorti du lit... trop occuper à se découvrir une nouvelle fois... Arthur ne cessait de sourire bêtement... pour une fois, il se sentait idiot mais, dans le bon sens... Et, perdu dans ses pensées, Merlin préférait un avenir incertain... un avenir que seul le temps lui dévoilerait car, après tout, si le futur était déjà inscrit, rien ne vaudrait la peine d'être vécu...

Ce n'est qu'une fois en entendant les hurlements de triomphe des chevaliers que les deux princes quittèrent leur lit. En ouvrant la fenêtre, ils entendirent le peuple crier :

— Le bucher ! Le bucher ! Le bucher !

Arthur et Merlin se dépêchèrent de prendre un bain... qui sembla perdurer parce que le plus jeune se jetait sur lui, avide de ses baisers et plus, si affinité...


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