Épilogue


Et c'est la fin ! (Quelque modification ont été apporté, pour rester avec les même personnages que les autres fictions !)

***

Trois ans plus tard...

Le soleil brillait en ce jour d'été. Il y avait eu quelques changements durant ces dernières années. Merlin préféra retourner à ses premiers amours : la médecine. Tandis que son mari gérait les traités et faisait respecter les lois qui régissaient dans leur royaume. Cassie resta au château et se maria avec le chevalier Lancelot. Uther Pendragon décéda un an plus tôt, suite à une maladie incurable et, avec le soutien de son mari, Arthur réussit à en faire le deuil.

Les nouveaux souverains des terres réunifiés, Arthur et Merlin, allaient partir la journée entière au lac lorsqu'une voix mêlée de joie et de panique s'écria derrière eux :

— Mon... mon bébé ! Mon bébé arrive !

Les deux rois se fixèrent avant de regarder Gauvain, dont les yeux pétillants en disaient long sur son enthousiasme, repartir comme une traînée de poudre en sens inverse. Ils le suivirent jusqu'aux appartements des médecins : Cassie et Gaius. Ce dernier se penchait sur le ventre d'une jeune femme qui s'était volontairement proposée pour porter l'enfant du couple de chevaliers. Guenièvre à leurs côtés veillait sur cette mère porteuse qui n'était autre qu'une amie d'enfance.

— Vous avez besoin de mon aide ? s'enquit le plus jeune des rois en retroussant ses manches.

— Non, je vous en remercie, sire,... répondit le médecin, mais avec Cassie, tout devrait bien se passer,... dit-il avant de regarder les deux futurs pères qui étaient un brin terrifié,... je vous demanderais juste de patienter dans le couloir...

Sur ces mots, les deux couples sortirent. Arthur et Merlin scrutaient un Léon totalement stressé : les bras croisés, il faisait les cent pas en fixant le sol.

— Et si,... il lui manquait un doigt ? dit-il subitement en s'arrêtant devant son jeune mari,... et, si, il était malade ?... et,...

— Calme-toi, mon beau,... souffla Gauvain en le serrant nerveusement dans ses bras,... la grossesse s'est bien passée,... la mère se porte à merveille... et,... continua-t-il les yeux extrêmement brillants,... on va avoir un merveilleux bébé...

Blotti l'un contre l'autre, Arthur les observait avec envie. Ils allaient devenir pères et, heureux de cet événement, il se tourna sur son jeune mari. Merlin comprit l'hésitation qui s'afficha dans les yeux de son compagnon. En lui prenant la main, il combla l'espace qui les séparait :

— Je suis prêt, mon amour... lui révéla-t-il en inclinant sa tête sur le côté.

Le cœur d'Arthur tambourina si vite que sa gorge se noua. Le sourire aux lèvres, il hocha seulement de la tête tout en enlaçant fortement Merlin. Perdus dans leur étreinte, ils aimaient se sentir mutuellement l'un contre l'autre. Un amour que tous les deux veillaient avec attention parce que, pouvoir regarder celui qu'il aimait évoluer dans un monde où tout pouvait arriver, ils savaient que rien n'était acquis... tout avait besoin d'être entretenu...

— Ça y est, mes garçons, entendirent-ils tous les quatre de la voix du médecin qui leur ouvrit la porte en grand.

Le cri d'un bébé résonna quelques instants dans la pièce et, ce fut un Gauvain tout paniqué qui, en fixant sa mère, la questionna :

— Il,... il a tous ses doigts ?... il va bien ?...

Cette dernière lui sourit en lui disant que tout s'était bien déroulé et que leur garçon était en bonne santé. Léon passa ses bras autour de la taille de son mari tout en collant son torse contre le dos de Gauvain puis, à son oreille, il lui souffla moqueusement :

— Hum,... mon cœur,... tu es aussi stressé que moi,...

— A qui la faute ? ronchonna le plus jeune en se retournant sur le visage de son amant.

Plus le temps passait et plus Gauvain ne regrettait aucunement d'avoir choisi Léon. Aussi âgé que le roi Arthur, il appréciait son côté sérieux et dynamique. Durant ces dernières années, son mari lui avait prouvé qu'ils pouvaient tous les deux être au service du royaume tout en respectant les limites professionnelles. Léon, ayant en charge l'éducation des nouveaux chevaliers, devait aussi faire face à son jeune mari qui restait sous ses ordres et, jamais, cela n'empiéta dans leur vie privée.

Léon, perdu dans les yeux noisette de son mari, lui vola un baiser et, le corps tremblant, il admirait Gauvain. Toujours aussi jeune et impétueux, il était celui qui arrivait toujours à le raisonner et, évidemment, le seul qui se permettait de le remettre à l'ordre. Finalement, ils se complétaient très bien et, aujourd'hui, leur famille s'agrandissait. Il était fier,... fier d'avoir enfin une petite famille...

Ils s'écartèrent lorsque Cassie porta au coin de son bras droit plié le petit être qui dormait comme si rien ne pouvait le réveiller. Léon, le regard brillant, posa une main sur l'épaule de Gauvain et, de la seconde, il caressa du bout de ses doigts les joues de son fils.

— Il,... il est magnifique...

Le plus jeune des pères, la gorge nouée par la vue de son garçon, laissa échapper ses quelques larmes de joie.

— Oui,... il,... il est si petit,... si beau,...

Arthur et Merlin qui restaient en retrait pour contempler la scène étaient, quant à eux, émus et surtout émerveillés. La nouvelle génération serait bien présente et, contents de lire le bonheur sur leurs visages, ils s'approchèrent enfin pour regarder le trésor de leurs chevaliers.

— Tu veux le porter ? demanda Cassie à Léon.

Ce dernier, le cœur palpitant, hésita quelques secondes et, en apercevant la confiance de sa belle-mère, il accepta de le prendre dans ses bras. Gauvain se plaça à ses côtés en effleurant les joues de son bébé. Tous les trois offraient une vision qui semblait donner de l'espoir... un espoir pour le futur héritier qui ne grandira pas seul.

— Je suis amoureux,... murmura Léon qui ne quittait plus le bébé de ses yeux étincelants.

Gauvain sourit devant son mari qui paraissait devenir tout extasié devant le petit. Merlin posa une main sur l'épaule de son ami en le félicitant et, en croisant le regard empreint d'une joie indescriptible, il le serra dans ses bras.

— Comment allez-vous l'appeler ? demanda-t-il en effaçant une larme du coin de ses yeux quand il rejoignit son époux.

— On hésitait entre Théo et Daniel, chuchota Léon, puis on a fini par combiner les deux, Théo-Daniel.

— C'est très joli, répondit Arthur en se penchant sur le nouveau-né.

Pendant ce temps, Gauvain se tourna vers la mère porteuse qui lui sourit. Il déposa un baiser de remerciement sur son front et en relevant son regard plein de reconnaissance sur Guenièvre, il lui murmura :

— Merci,...

Guenièvre s'empourpra et, en lâchant quelques minutes la main de son amie d'enfance, elle toussa pour que les parents lèvent leurs yeux sur sa personne. Léon eut subitement le cœur qui rata un battement tandis que Gauvain n'osa plus respirer de peur de voir s'envoler ce moment de bonheur.

— Il faut que vous sachiez, commença-t-elle avant de reprendre doucement tout en levant les mains pour qu'ils cessent de la regarder de biais,... ce n'est rien de grave...

Léon proposa à Arthur de prendre son garçon car, il craignait la nouvelle que leur amie allait leur annoncer et, le roi complètement sous le charme du bébé ne put refuser. Guenièvre se racla la gorge et, en ayant l'approbation de Cassie, elle reprit :

— Etant donné que, toi, Gauvain, ta famille descend d'une lignée de guérisseurs,... il se peut que Théo-Daniel soit prédisposé à posséder des mêmes dons,... dit-elle avant de reprendre devant deux paires de yeux totalement paniqués,... mais, ne vous inquiétez pas,... le moment venue, nous pourrons lui apprendre à manipuler sa magie...

Gaius qui ne disait rien depuis le début se retint d'éclater de rire. Ils voyaient bien que le jeune couple commençait à être terrifié par cela.

— Je,... quoi ? ne put seulement dire Léon.

— Théo-Daniel,... reprit calmement Gauvain qui tentait aussi de dissimuler vainement sa peur,... est un sorcier...

— Il me faut une choppe... répondit l'aîné.

...

L'histoire ne raconta pas si le chevalier Léon s'était mis à boire après cette nouvelle mais, une chose était certaine : Théo-Daniel était bien entourée. Grand-mère Cassie veillait sur lui jusqu'à ce qu'il développe ses pouvoirs. Ce petit brun aux cheveux bouclés et au regard noisette faisait le bonheur des deux hommes. Léon et Gauvain devinrent des pères exemplaires et, parfois, les rois venaient les enquiquiner pour la simple joie de le regarder grandir.

...

Quelques mois plus tard, Arthur retrouva un Merlin endormi sur leur lit royal. Le cœur palpitant, il se plaça perpendiculairement au corps de son jeune époux et, en déposant un baiser sur la joue de ce dernier, il eut cette impression de revivre un certain événement déjà passé. Lorsque Merlin leva ses paupières, l'aîné décelait toujours dans le regard de son mari une étincelle vibrante. À son âge, Arthur continuait à comparer le bleu de ses yeux à une étendue d'océan similaire à un ciel d'été.

— Mon amour ? marmonna Merlin en posant une main sur la joue de son mari.

En l'écoutant, son interlocuteur sortit violemment de cette contemplation dont son jeune mari arrivait tout le temps à l'emprisonner. Très vite, il se mit debout en frappant des mains et hurla :

— Notre fils ! Charles va...

Avant même qu'Arthur n'ai pu vraiment finir sa phrase, dépité, Merlin venait déjà de franchir la porte de la chambre.

—... naître... finit-il quand même dans un murmure...

Les yeux grands ouverts, il se permit de se dire que ce dernier osait l'oublier... puis, il sursauta lorsque son jeune époux revint en lui prenant la main pour l'entraîner jusqu'aux appartements des médecins.

— Vite ! rit Merlin en courant comme un dératé.

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FIN


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Garder cette fiction, il y aura une suite d'OS qui devrait apparaitre (si je les retrouve...)


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